Comprendre la peur de réussir et la surmonter
La peur de réussir peut être un vrai frein et cache souvent la peur d'échouer : découvrez comment la surmonter
La peur de réussir : comprendre et surmonter cette anxiété
Exprimer sa peur de réussir n’est pas quelque chose de courant. Surtout que cette crainte est souvent inconsciente. Si vous êtes entrepreneuse ou cheffe d’entreprise, que ça soit depuis quelques mois ou quelques années, alors vous savez que sous cette peur de la réussite se cache principalement une crainte d’échouer.
Ces deux anxiétés sont en réalité les deux faces d’une même pièce.
La réussite est propre à chacun·e, et c’est à vous de définir ce que cela englobe. Quand pour certaines personnes cela veut dire avoir un chiffre d’affaires de 10k et voyager aux quatre coins du monde, pour d’autres cela peut simplement signifier travailler moins, avoir la liberté de choisir sa clientèle et garder du temps pour soi.
Mais l’angoisse de la réussite, lorsqu’elle est trop présente dans son business, peut devenir un vrai frein.
Dans cet article nous verrons :
- Comment se manifeste la peur de réussir.
- Ce qu’il se cache sous cette crainte de la réussite.
- Les actions à entreprendre pour surmonter la crainte du succès.
Qu’est-ce que la peur de réussir ?
La peur de réussir, comme son nom l’indique, est un syndrome qui touche les personnes qui n’osent pas atteindre leurs objectifs. Ce n’est pas la réussite en elle-même qui effraie, mais bien les conséquences qui en découlent.
Vous allez donc vous sentir tiraillé·e entre l’envie de rêver grand et vos appréhensions qui vont vous poussent à viser plus petit. C’est normal : votre cerveau essaye de vous protéger d’une possible déception si rien ne se déroule comme prévu.

Titre : Crainte de réussir - Sorority Club
Crédits : Shvetsa© - Pexels
Les signes et les symptômes de la peur de réussir
Stratégie d’évitement, paralysie, surmenage ou encore auto-sabotage font partie du joyeux florilège qui accompagne la peur de la réussite.
Un signe courant de la peur de réussir est la procrastination active.
Qu’est-ce que cela signifie ?
Vous avez probablement l’habitude de remplir votre agenda à ras bord, ce qui vous empêche de faire face aux imprévus ou de réaliser les tâches essentielles pour faire grandir votre entreprise.
Vous n’avez tout simplement pas le temps et vous avez même l’impression de ne pas avancer ou de faire du surplace. Merci le planning rempli d’actions non stratégiques et de choix qui s’apparentent plus à de la procrastination active.
Non, vous n’avez sans doute pas besoin de changer encore une fois la couleur de votre bandeau Linkedin. Ou de revoir votre positionnement pour la troisième fois en deux semaines.
Vous êtes sans doute en train de vous autosaboter ou d’adopter des comportements d’autodestruction par peur peur du succès. Même si le terme est très fort et s’apparente plutôt à des analyses psy, l’autosabotage peut aussi se faire ressentir dans votre business.
- Est-ce que vous faites certaines actions à moitié ?
- Est-ce que vous préférez signer de plus petits contrats car vous ne vous sentez pas à la hauteur ?
- Est-ce que vous mettez en place des stratégies d’évitement face à certaines actions qui vous permettraient de grandir ?
Ce syndrome de la peur de la réussite n’est pas exactement la même chose que le syndrome de l’imposteur. Même si les deux sont liés.
D’où vient cette peur de la réussite ?
Lancer son entreprise c’est vivre les montagnes russes de l’entrepreneuriat mais aussi douter constamment de soi. Ce n’est pas très agréable mais ça fait malheureusement partie du jeu.
Peut-être que votre petite voix intérieure vous dit régulièrement :
- Qui es-tu pour vouloir faire ça ?
- Si tu prends trop de place, tu risques de recevoir des commentaires négatifs et de te mettre en danger.
- Tu es trop vieille/trop jeune pour ce genre de choses.
- Tu n’as pas assez d’expérience et les gens vont vite s’en rendre compte.
- Tu vas décevoir les gens autour de toi si tu échoues à nouveau.
Ce n’est pas très agréable de lire tout ça, n’est-ce pas ?
Votre cerveau n’aime sans doute pas qu’on lui répète sans cesse ces pensées négatives. Mais à force, il va finir par y croire et risque d’autosaboter vos actions et vos décisions.
Votre crainte quant à votre réussite est surtout le reflet de syndromes plus profonds :
- Une peur de l’échec.
- Une crainte de ne pas être à la hauteur et de décevoir.
- Une peur du jugement et donc une crainte d’être moins aimé·e et donc rejeté·e. La boucle est bouclée.
- Une peur du changement.
- Une anxiété face au manque et une crainte de tout perdre.
Tout a donc une origine et remonter à la source de votre anxiété de performance peut vous permettre de la surmonter. Parce que sur le long terme vous aurez du mal à vous sentir à l’aise avec la croissance et la stabilisation de l’entreprise.
Vous aurez toujours la sensation de ne pas être assez organisé·e, de ne pas en faire assez ou de manquer de temps. Vos objectifs seront à moitié atteints, qu’importent les actions mises en place. C’est comme si un mur invisible se tenait entre votre business et vos ambitions.
Vous risquez donc de manquer d’ambition ou d’objectifs, d’abandonner à la première difficulté mais aussi de procrastiner (pour de vrai !) et de choisir les actions qui vous font le moins peur. Tout ça dû à un manque de confiance en vous, mais pas seulement.
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Titre : Crainte de réussir - SororityClub
Crédits : Artem Podrez© - Pexels
Comment surmonter la peur de réussir ? Ma stratégie qui vise l’échec.
Oui, oui, vous avez bien lu. Mais je vous explique ça juste après.
Avoir peur de la réussite c’est donc avoir peur de l’échec.
Parfois on se dit qu’il vaut mieux ne rien tenter plutôt que de tout rater. Mais dans l’entrepreneuriat, sans prise de risque, on loupe de belles surprises et de beaux succès.
Ça, c’est pour la réflexion motivationnelle.
Dans tous les cas de figure, il va falloir apprendre à lâcher prise. Que ça soit face à la réussite ou à l’échec. L’entrepreneuriat comporte des risques, mais c’est aussi pour ça que vous êtes là, non ?
Vous ne pouvez pas avoir le contrôle sur tout ce qui vous arrive : un contexte économique chancelant, une clientèle irrégulière, un impayé… Il y a de très nombreuses manières de prévoir certains aléas mais d’autres sont tout simplement hors de contrôle. L’exemple du Covid en 2020 est très parlant.
1 - Analyser sa situation actuelle pour comprendre les bénéfices
Surmonter sa peur de la réussite passe par une analyse poussée de votre situation actuelle. Ce n’est que comme ça que vous allez pouvoir détricoter vos mécanismes et vos freins mentaux.
Essayez de voir ce qui vous pousse à continuer dans cette direction :
- Est-ce la peur du manque ?
- Est-ce l’anxiété de performance ?
- Est-ce que vous avez peur du changement ?
- Est-ce que vous craignez l’échec ? Peur de commettre des erreurs ?
- Est-ce que cela vous rassure et vous donne confiance en vous ?
- Est-ce que cette situation est confortable à vos yeux ?
C’est normal d’analyser chacune de vos actions en fonction des bénéfices et des inconvénients qu’elles risquent de vous amener. Mais parfois certains avantages sont inattendus et n’auraient pu être vécus si vous n’aviez pas surmonté votre crainte ou si vous n’étiez pas sorti·e de votre zone de confort.
Essayez donc de voir ce qui vous bloque réellement sous cette appréhension de la réussite.
2 - Travailler sur son mindset
Dans l’entrepreneuriat, beaucoup de choses sont liées au mindset ou à votre état d’esprit. Il existe tellement de croyances qui gravitent autour du business : le travail et les efforts à fournir, les horaires à suivre, l’argent, la reconnaissance et j’en passe.
Quelles sont les peurs profondément ancrées en vous ? Prenez un carnet et un crayon pour réfléchir à cette question.
Et si vous avez envie de pousser l’exercice et la réflexion plus loin, posez-vous les questions suivantes :
- Qu’est-ce qui me fait peur dans la réussite ? Est-ce la reconnaissance, la gestion de mon entreprise, la gestion des critiques, la gestion financière, l’image renvoyée… ?
- Qu’est-ce que je “gagne” en rester dans ma position actuelle ?
- Qu’est-ce que je “perds” en y rester ?
- Quelle est la pire chose qui pourrait m’arriver ?
Et c’est exactement là où je veux en venir : vous pourrez surmonter votre peur de l’échec quand vous aurez imaginé le pire. Parce qu’y penser c’est lui donner forme dans votre tête mais surtout imaginer des solutions concrètes et palpables.
C’est sortir du cercle vicieux.

Titre : Angoisse de la réussite - SororityClub
Crédits : Shvetsa© - Pexels
3 - Créer son pire scénario
Que l’on soit solopreneur·se ou cheffe d’entreprise d’une boîte de plusieurs personnes, il y a toujours cette peur de manquer d’argent ou de faire faillite. Et c’est normal car rien n’est certain dans l’entrepreneuriat.
Imaginer le pire scénario qui pourrait se produire vous permet de vous rassurer.
Voici, par exemple, ce que je me dis :
Qu’est-ce qui va se passer si, au pire, je fais faillite ?
Je pourrais trouver un job salarié. J’ai des compétences et j’ai toujours été appréciée par mes managers. En plus, j’apprends vite et j’aime être autonome. C’est dans mon temps libre que je pourrais développer mon entreprise, avec un filet de sécurité en plus.
Aussi, si je fais faillite, cela me laisserait beaucoup plus de temps pour profiter de mes enfants. Je pourrais dédier la moitié de la journée à monter une nouvelle entreprise et l’autre à jouer avec eux.
Ça fait un peu moins peur, dit comme ça, non ?
L’objectif de cet exercice n’est pas de dramatiser les choses et de vous plonger dans une anxiété profonde, mais bien de vous montrer que des solutions existent.
Essayez d’adopter une posture neutre sur le pire cas de figure et de vous confronter factuellement à la réalité pour réussir à dépasser vos angoisses.
Ne laissez pas votre peur de réussir freiner votre croissance.
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